La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a exprimé, ce vendredi 29 août, son inquiétude face à l’évolution de la situation socio-politique en Guinée.
Elle se dit ‘’très préoccupée’’ par la décision des autorités de transition de suspendre, pour une durée de 90 jours, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et le Parti pour le renouveau et le progrès (PRP).
Elle rappelle que ‘’cette décision intervient cinq mois après la suspension de 28 partis politiques le 14 mars 2025’’, tout en soulignant que ‘’ces mesures risquent d’entraver le débat démocratique durant la campagne qui débute le 31 août 2025 en vue du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025’’.
L’institution panafricaine souligne que cette suspension est de ‘’nature à enfreindre les droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et de réunion, ainsi qu’à la participation aux affaires publiques’’. Elle rappelle en outre que ces droits sont garantis aux citoyens guinéens par ‘’les articles 9(2), 10, 11 et 13 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que par d’autres instruments internationaux ratifiés par la Guinée’’.
La Commission a tenu à rappeler le caractère fondamental de ces libertés et insiste sur le fait qu’elles sont ‘’essentielles à l’exercice des autres droits de l’homme et représentent un critère de la démocratie plurielle, permettant le développement et la diversité’’.
Elle invite enfin les autorités guinéennes à ‘’prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme aux restrictions de l’espace civique et garantir le respect de tous les droits consacrés par la Charte africaine et d’autres instruments pertinents’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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