CONAKRY- Un nouveau bras de fer se profile-t-il à l’horizon entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation ? C’est la question qui taraude les esprits depuis quelques jours. Et pour cause, l’annonce officielle de la rentrée scolaire fixée au 15 septembre 2025 semble raviver les tensions latentes entre les deux parties.
Face à cette décision jugée “unilatérale”, l’ensemble des structures syndicales de l’éducation nationale prépare une “riposte”.
Une réunion d’urgence des bureaux exécutifs est convoquée pour le lundi 1er septembre 2025, au siège du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECG), a appris Africaguinee.com.
Objectif, adopter une position commune face à ce calendrier, que les syndicats jugent “prématuré” et “inacceptable”.
« Nous avons programmé une rencontre des bureaux exécutifs de toutes les structures syndicales de l’éducation le lundi prochain au siège du SLECG à partir de 10h. On va prendre la grande décision », a confié sous anonymat une figure influente du mouvement syndical à Africaguinee.com.
Si le contenu de cette « grande décision » reste pour l’heure confidentiel, certains observateurs redoutent un appel à une mobilisation générale du secteur éducatif, voire une menace de boycott en début d’année scolaire.
Alors que des syndicats dénoncent une « violation des droits des enseignants » à de longues vacances, Jean Paul Cédy, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabetisation a réagi aux critiques avec fermeté. Il affirme que cette date (le 15 septembre) n’est pas une nouveauté. Dans un entretien exclusif avec Africaguinee.com, il insiste sur la nécessité de respecter le calendrier scolaire pour garantir la qualité de l’éducation.
Affaire à suivre…
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 30 août 2025 09:40
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