Abdoul Sacko, activiste de la société civile guinéenne enlevé par des hommes armés en février dernier, a rompu le silence pour la première fois dans un entretien accordé à RFI.  En convalescence, il est revenu sur les sévices subis et déclare avoir dû quitter clandestinement la Guinée.

Affirmant avoir été torturé par ses ravisseurs, Abdoul Sacko déclare qu’après sa libération, ‘’mes mains, je ne pouvais pas les mouvoir. Pas du tout. Des maux de tête avec la douleur au dos, les côtes et notamment beaucoup plus sur le côté droit. Donc, je ne pouvais pas aussi m’asseoir’’.

‘’Mes dix doigts, tout était enflé, les mains. Il y avait la circulation sanguine qui avait été bloquée au bout d’un bon moment. Mes mains étaient totalement enflées. Il n’y a pas eu de fractures. Seulement au niveau du bras droit, qu’il y avait une forme de fissure. Mais à part ça, on ne m’a pas signalé des fractures. Mais il y a eu des problèmes énormes au niveau cervical où les diagnostics, tout récemment, ont révélé qu’il y a eu des scènes de torture au niveau cervical, c’est-à-dire au niveau de la nuque. Jusqu’à présent, les maux de tête continuent, car je ne peux pas totalement tourner la tête’’, a-t-il décrit.

Si sa santé se rétablit progressivement, il affirme qu’il continue de garder des séquelles, précisant qu’il continue son traitement médical entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord.

‘’Les premiers soins, d’abord, ont été faits par les villageois avec les moyens. Ensuite, mon épouse aussi, qui est du corps médical, avec un autre ami qui est dans une institution que je suis obligé de garder sous l’anonymat, ils m’ont apporté les soins secondaires. J’ai été, à travers l’appui des partenaires, conduit à un lieu secret où le traitement ambulatoire a suivi au bout d’un mois avant que les mécanismes soient mis en place pour me permettre de sortir du pays’’, a-t-il expliqué.

‘’Pourquoi cela ? Parce que l’État n’a pas daigné, même annoncé une enquête. La justice ne s’est pas bougée. Donc, je suis sorti clandestinement du pays parce que je ne savais pas ce qui pouvait arriver encore’’, a-t-il affirmé.

‘’Bien avant même que je ne sois retrouvé, les avocats ont interpellé le procureur, le barreau de Guinée qu’il faut saluer, qui est une sentinelle de préservation des libertés et des droits aujourd’hui, les avocats ont tout fait, mais jamais, ils n’ont eu une porte ouverte quant au système judiciaire pour mener des enquêtes’’, a-t-il déploré.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

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