Six mois après l’attaque menée par des hommes armés non identifiés contre son domicile à Conakry, Abdoul Sacko, coordinateur national du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), a dénoncé samedi l’absence d’enquête officielle et affirmé que ses engagements en faveur des droits et libertés étaient « les seules raisons » de cette violence.
Dans une déclaration publique consultée par Conakry Infos, M. Sacko a exprimé sa gratitude envers les avocats, médias, ONG, diplomates et anonymes qui l’ont soutenu après cette attaque survenue le 19 février, au cours de laquelle lui-même, sa famille et ses voisins avaient été violemment pris pour cible par des hommes en treillis lourdement armés.
« Mes opinions et aspirations légitimes pour les droits et libertés sont les seules raisons de ces violences, avec rage et mépris par nos ravisseurs, qui ont causé des séquelles physiques et psychologiques profondes », a-t-il déclaré.
Il a fustigé l’absence d’enquête des autorités judiciaires et sécuritaires, estimant que la gouvernance actuelle repose sur « la peur et la terreur ».
Il a également dénoncé les abus, les violations des droits fondamentaux, les disparitions forcées et les emprisonnements arbitraires qui, selon lui, touchent de nombreux citoyens.
Le coordinateur du FFSG a enfin réaffirmé son « engagement indéfectible à poursuivre le combat citoyen » pour une Guinée fondée sur la justice, la solidarité et le respect des libertés, appelant à « rompre le cycle de larmes, de haine et d’humiliation ».
Cette prise de parole ravive les critiques de la société civile guinéenne sur l’impunité persistante et les pratiques répressives attribuées au régime en place, près de quatre ans après la prise du pouvoir par le CNRD.
Kadiatou N’Diaye
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